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Les labels alimentaires officiels publics

Il existe plusieurs labels alimentaires officiels, dont les cahiers des charges, l’instruction des dossiers et les contrôles sont encadrés par les autorités françaises et européennes. Ces labels, parmi les plus reconnus par le grand public, garantissent l’origine, la qualité ou les modes de production des produits alimentaires. On retrouve notamment le Label Rouge, le label Agriculture Biologique, ainsi que les labels AOP, AOC, IGP et STG.

  • Le Label Rouge, gage de qualité supérieure

Le label : le Label Rouge distingue les produits alimentaires présentant une qualité supérieure par rapport aux produits similaires du marché. Il concerne notamment la viande, la charcuterie, les œufs, le miel et certains produits de la pêche.

Les conditions : le produit doit respecter un cahier des charges strict validé par l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité).

Les démarches : il est nécessaire de créer ou de rejoindre un Organisme de Défense et de Gestion (ODG) afin de déposer une demande pour la filière concernée.

L’étiquetage : l’apposition du Label Rouge implique obligatoirement la mention « garantie qualité supérieure » ainsi que le numéro d’homologation.

  • Le label Agriculture Biologique (AB)

Le label : délivré par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, il identifie les produits issus de l’agriculture biologique, respectueuse de l’environnement, de la biodiversité, des ressources naturelles et du bien-être animal.

Les conditions : au moins 95 % des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique, conformément au cahier des charges de l’INAO.

Les démarches : la certification s’effectue auprès d’organismes agréés tels qu’Ecocert, Qualité France, Aclave ou Agrocert.

L’étiquetage : le logo AB peut être apposé sur les emballages, accompagné du logo européen « Eurofeuille ».

  • Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) et Appellation d’Origine Protégée (AOP)

Le label : ces appellations identifient des produits issus d’un terroir spécifique et fabriqués selon un savoir-faire reconnu à toutes les étapes de production. L’AOC protège le produit sur le territoire français, tandis que l’AOP étend cette protection à l’échelle européenne.

Les conditions : le respect du cahier des charges de l’INAO est indispensable.

Les démarches : l’opérateur doit créer ou rejoindre un ODG chargé de déposer le dossier auprès de l’INAO.

L’étiquetage : une fois l’AOP obtenue, le label AOC doit être retiré, sauf pour les vins où les deux mentions peuvent coexister.

  • L’Indication Géographique Protégée (IGP)

Le label : l’IGP identifie des produits agricoles ou transformés dont la qualité, la réputation ou les caractéristiques sont liées à leur origine géographique. Ce label n’est pas cumulable avec l’AOC ou l’AOP.

Les conditions : le cahier des charges est plus souple que celui des AOC/AOP et consultable sur le site de l’INAO.

Les démarches : la demande passe également par un ODG représentant la filière.

L’étiquetage : le logo bleu IGP peut être apposé directement sur les emballages.

  • La Spécialité Traditionnelle Garantie (STG)

Le label : il valorise des produits dont la recette ou le mode de fabrication repose sur une tradition reconnue, sans lien obligatoire avec une origine géographique.

Les conditions et démarches : les modalités sont précisées par l’INAO, auprès duquel le dossier doit être constitué.

L’étiquetage : le logo STG peut être utilisé sur les emballages après validation.

 


 

Les labels privés gérés par des associations

Certaines filières ou regroupements de producteurs, d’industriels et de distributeurs ont créé des labels privés afin de défendre leur savoir-faire et valoriser leurs produits.

  • Produit en Bretagne

Le label : créé par un réseau d’entreprises bretonnes, il valorise les produits issus d’acteurs engagés dans le développement économique et culturel de la Bretagne.

Les conditions : l’entreprise doit être domiciliée en Bretagne, exister depuis au moins 3 ans, employer au minimum deux salariés et privilégier les matières premières bretonnes lorsque cela est possible, avec une transformation significative sur le territoire.

Les démarches : un premier échange avec l’association est suivi du dépôt d’un dossier et d’un audit. En cas de validation, l’entreprise signe la charte et s’acquitte d’une cotisation annuelle.

L’étiquetage : seuls les produits fabriqués sur les sites bretons audités peuvent afficher le logo.

  • Produits Agricoles de France

Le label : porté par l’Association des Produits Agricoles de France, il met en avant l’origine française des viandes, œufs, fruits et légumes.

Les conditions : l’origine France est obligatoire, ainsi que le respect des exigences de la filière (traçabilité, normes sanitaires, environnementales et bien-être animal).

Les démarches : le dossier de candidature est à retirer sur le site de l’association, selon la catégorie de produit.

L’étiquetage : le pentagone tricolore peut être apposé sur les emballages dans le respect de la charte graphique.

  • Bleu-Blanc-Cœur

Le label : porté par un réseau de milliers d’éleveurs et d’acteurs agroalimentaires, il vise à améliorer la qualité nutritionnelle et environnementale de l’alimentation.

Les conditions : la démarche repose à la fois sur des obligations de moyens (pratiques agricoles durables) et de résultats nutritionnels. Tous les acteurs de la chaîne doivent être certifiés.

Les démarches : un dossier d’adhésion, accompagné d’une lettre de motivation et d’une présentation de l’entreprise et du produit, est requis.

L’étiquetage : le logo Bleu-Blanc-Cœur peut être apposé sur les emballages.

  • Demain la Terre

Le label : géré par une association, il concerne les fruits et légumes frais ou transformés issus d’entreprises engagées pour la santé, la qualité et le respect de l’environnement.

Les conditions : un cahier des charges de 70 critères impose une démarche d’amélioration continue.

Les démarches : un premier diagnostic est réalisé, suivi d’un audit complet dans un délai de trois ans.

L’étiquetage : une fois certifié, le label peut être apposé sur les emballages.

  • L’Épi Barré (sans gluten)

Le label : géré par l’AOECS, il identifie les produits céréaliers garantis sans gluten. Il ne concerne pas les produits naturellement sans gluten.

Les conditions : la teneur en gluten doit être inférieure à 20 mg/kg, conformément au règlement européen n°828/2014, avec des analyses annuelles en laboratoire.

Les démarches : en France, les démarches s’effectuent auprès de l’AFDIAG.

L’étiquetage : les étiquettes doivent être validées par l’AFDIAG avant impression.

  • Fairtrade

Le label : Fairtrade International certifie des produits issus du commerce équitable, garantissant des conditions de production et de commercialisation justes.

Les conditions : le produit doit être entièrement traçable, de la production au point de vente, et concerne principalement des produits comme le café, le cacao, le chocolat ou le coton.

Les démarches : la demande s’effectue auprès de l’organisation Fairtrade France via la constitution d’un dossier.

L’étiquetage : le logo Fairtrade peut être apposé sur les emballages une fois la certification obtenue.

  • Pêche durable MSC

Le label : créé par le Marine Stewardship Council, il lutte contre la surpêche et promeut une gestion durable des ressources marines.

Les conditions : la certification repose sur trois piliers : durabilité des stocks, limitation de l’impact environnemental et gestion efficace des pêcheries.

Les démarches : une demande d’évaluation est déposée sur le site du MSC, suivie d’audits réalisés par un organisme indépendant.

L’étiquetage : le logo MSC Pêche Durable peut être utilisé sur les emballages des produits certifiés.

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